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La Tanzanie, du 20 avril au 5 mai.

voilà enfin billet sur la Tanzanie.... n'hésitez pas à faire un tour sur les vidéos, il n'y en a pas beaucoup, mais nous allons essayer d'en rajouter régulièrement

 Passage de la frontière et arrivée Moshi

Nous avons passé la frontière Kenya/Tanzanie à Oloitokitok, au pied du Kilimanjaro. Notre plus grande surprise a été de retrouver en Tanzanie un peu de modernité : le poste de frontière est propre, organisé et ici, les officiers portent même un uniforme, ce qui n'a pas été toujours le cas, loin s'en faut ! Mais cela ne veut pas dire que le temps d'attente est moins long : 5 heures pour avoir enfin un tampon sur notre visa et les carnets de passages en douanes remplis!!!! Les formalités sont longues et les Tanzaniens ont le temps... Ici on vit « Pole Pole » ce qui veut dire « Doucement Doucement »... D'ailleurs, le long des routes, régulièrement des panneaux vous rappellent de rouler « Pole Pole » !!!!

Pour la première fois, un douanier nous demande de payer une taxe de 40 dollars ; nous passons donc un petit coup de fil à l'ambassade de France pour vérifier si c'est bien normal ou si le douanier ne compte pas se les mettre dans la poche ! En fait, c'est bien réglementaire... L'occasion pour nous d'apprécier la compétence et la rapidité de l'ambassade et l'honnêteté du douanier en question !

Puis, nous prenons la route direction Moshi où nous devons retrouver Gaétane, médecin volontaire français. Les choses se compliquent car nous n'avons ni son adresse ni son numéro de téléphone ! Les seuls renseignements que nous avons, c'est qu'elle travaille dans un hôpital tenu par des sœurs non loin d'une école de Salésiens... ça ne fait pas beaucoup !!!! Heureusement, l'équipe Ciné-Rêve a plus d'un tour dans son sac et n'a pas froid aux yeux... En véritables détectives, nous faisons le tour de tous les hôpitaux de la ville, de tous les apparts des campus de médecins où les gardiens nous indiquent la présence d'occidentaux (on a dérangé des anglais, des américains... et même des coréens.... mais pas de Gaétane en vue!!!!). Finalement, nous frappons à la porte d'une école tenue par des sœurs. L'aumônier nous offre un bout de son jardin pour planter la tente, une connexion internet pour joindre Gaétane et... une bière du Kilimanjaro ! Nous la sirotons avec plaisir en pensant que dans six jours nous serons sur plus haut sommet de l'Afrique...

Et oui ! le nouveau défi de l'équipe Ciné- Rêve est de planter le drapeau français et le drapeau Ciné-Rêve au sommet du Kili qui nous nargue depuis plusieurs jours !!!!

Le lendemain matin le Père, qui connait Moshi comme sa poche, nous emmène à l'hôpital Saint Joseph tenu par « the sisters of Our Lady of Kilimanjaro », une communauté religieuse locale très répandue en Tanzanie. Et là, enfin, nous retrouvons Gaétane!. C'est extraordinaire de voir comme en Afrique, même les situations qui paraissent inextricables se résolvent naturellement, sans stress et sans agitation,« pole pole »... Comme prévu, le soir nous faisons une projection pour les sœurs, les patients et le personnel de l'hôpital. A nouveau, nous projetons Charlot pour le grand plaisir de tous !On ne change pas une équipe qui gagne ! Quelle récompense et quelle joie pour nous d'entendre les éclats de rire qui fusent ici et là et de voir les sourires qui illuminent les visages des spectateurs, des plus jeunes au plus vieux !!!!

C'est à Moshi que le club des cinq va se séparer. A son grand regret, Amélie reste à Moshi pour essayer de remettre son dos d'aplomb pendant que le reste de l'équipe va tenter d'affronter le Kili... Amélie soutiendra le reste de l'équipe comme elle le peut : psychologiquement, en pensant bien fort à eux....

 

Le Kilimanjaro

Au petit matin, les randonneurs essayent l'équipement nécessaire pour l'ascension : gants, pantalons de pluie, doudounes, cagoules, collants : eh oui, nos shorts et nos chemises ne suffiront pas à affronter le froid et la neige du sommet où la température peut descendre jusqu'à -20°.... Enfin équipée pour résister à toutes les intempéries, la fine équipe embarque dans un mini bus local, le "dala-dala" (véritable fusée ambulante) qui l'emmène au pied du Kili.

Nous roulons une bonne heure avant d'entrer dans le parc national du Kili où nous faisons des réserves d'eau et.... ça y est.... enfin !!!! le moment tant attendu.... nous commençons l'ascension de cette montagne mythique « pole pole »nous répètent constamment les guides.... Effectivement, la clé pour réussir l'ascension est de monter le plus lentement possible afin que nos corps s'habituent progressivement à l'altitude. Les médecins conseillent de ne pas dépasser 300 mètres de dénivelé par jour. Les trois premiers jours nous ferons au total 2000 mètres de dénivelé. Autant vous dire que le défi sportif est bien là !

début de l'ascension... pour l'instant tout le monde est en pleine forme !

 

 Nous dormons dans des refuges (sortes de cahutes en bois) sans grand confort mais au moins nous y sommes au sec.

 

Chaque soir, à notre arrivée au refuge, du thé et des popcorns tout chauds nous attendent. 

 

Quoi de mieux que des pop-corns au lit.... ou qu'un bon thé bien chaud ??!!!

Une heure après c'est déjà l'heure du dîner. Ce n'est sûrement pas au Kili que nous perdrons des kilos !! Nous n'avons jamais aussi bien mangé depuis le début de notre aventure ! (cela dit, ça n'est pas trop difficile après des pâtes, du riz, des pâtes, du riz, des pâtes et aussi un peu de riz, et quelques pâtes !).

Quand l'appétit va.... tout va !

C'est lors de cette ascension que nous ferons la connaissance de Peter, un canadien fort sympatique ! avec qui nous passerons de très bons moments ! Peter, si tu nous lis, saches que nous avons été très heureux de faire un bout de chemin en ta compagnie !

C'est sur cette route aussi que Marie-Astrid nous aura bien fait rire.... En l'absence d'Amélie, c'est elle qui est chargée de nous donner la Malarone, le traitement anti-palu.... Un soir, de peur de l'oublier le matin, elle met les comprimés dans sa chaussure, en pense-bête... Le jour pointe le bout de son nez, le réveil sonne, chacun se lève, s'habille, petit déjeune et la joyeuse troupe se met en marche.... Au bout de quelques mètres, Marie-Astrid est contrariée.... « j'ai des cailloux dans ma chaussure.... comment ont-ils réussi à rentrer là !!! Tant pis, pas envie de m'arrêter, on verra ça plus loin ! » La pause arrive, Marie-Astrid se déchausse et tombe sur les comprimés.... au jus de chaussettes !!!! MA, t'es vraiment trop forte, tu nous feras toujours rire ! C'est génial de t'avoir avec nous !!!!

Le troisième jour nous arrivons au refuge de Kibo, dernier refuge, un peu humide, à 4700 mètres d'altitude avant le sommet tant attendu.

Nous nous levons à minuit pour commencer l'ultime ascension. Dès la première heure, Marie-Astrid et Etienne ont les symptômes du mal des montagnes : nausées, terribles maux de tête, vertiges, essoufflement, étourdissements... Marie-Astrid manque de « s'évanouir » à chaque pas. Heureusement Jehan est derrière et veille à ce qu'elle ne tombe pas. Etienne, le sportif du groupe s'affale sur le flanc tel un cheval qui a raté une haie ! Personne ne dit mot mais toute l'équipe est consternée ! Va-t-on y arriver ? Il fait nuit noire, la lune éclaire nos petits pas, la pente est ardue et le courage commence à flancher. Ça commence mal. A partir de 5200 mètres c'est au tour de CG d'avoir le mal des montagnes. Il souffle, râle, rugit, peste, souffle, souffle et souffle ! Au moins nous l'entendons et savons qu'il est toujours en vie... A environ 5500 mètres, Jehan le « Grand Montagnard » est lui aussi touché par le mal des montagnes. Nous souffrons tous du manque d'oxygène et surtout de la pression due à l'altitude, mais rien n'arrête l'équipe Ciné-Rêve.

L'envie est grande de faire demi-tour et de redescendre pour que s'arrête ce mal de tête horrible et tous ces symptômes... mais on tient bon ! Vive l'esprit d'équipe, l'un entraînant l'autre.... chacun puisant au plus profond de lui encore un peu de courage et de volonté pour avancer et pour mettre un pied devant l'autre.... surtout ne pas flancher.... ne pas penser qu'on pourrait s'arrêter... toujours avancer... toujours monter.... ne pas réfléchir.... tenir bon coûte que coûte, le jeu en vaut la chandelle ; si l'un de nous s'arrête, c'est le moral de tout le monde qui va en prendre un coup.... le présence de l'autre, devant et derrière, aide à tenir bon et à avancer !!!! Ensemble, on peut tout ;-)

Finalement à 5h30, nous atteignons le Gilman's Point à 5681 mètres.

 

Nous assistons à un lever de soleil magnifique, mais nous n'avons pas vraiment le courage de prendre des photos ; chaque mouvement représente un véritable effort... Nous continuons vers le pic le plus élevé : le pic Uhuru qui culmine à 5892 mètres (pour info, le Mont Blanc culmine à 4810 mètres et l'Everest à 8848 mètres.... peut-être notre prochain défi quand Ciné-rêve sera au Tibet....)

Chaque pas en avant est une victoire. Nous atteignons enfin Uhuru après 7h30 d'ascension acharnée.

    

derniers pas... les plus difficiles ! malgré la beauté du paysage !

 

WE DID IT !

 

Nous sommes tellement épuisés que nous profitons à peine de ce moment magique. Le temps de prendre quelques photos, d'avoir une petite pensée pour tous ceux qu'on aime et toutes les personnes qui nous soutiennent dans notre projet et nous voilà repartis pour 3 heures de descente. Nos jambes flageolent. A 5681 mètres, Jehan vomit, nous l'envions tous, lui, au moins, il ne lui reste plus que le mal de tête !!!!! CG, qui a mal au genou, peine dans la descente ; le guide marche à ses côtés pour parer à une éventuelle glissade qui pourrait être fatale....

 A 11h30 nous arrivons enfin au refuge de Kibo où nous dormons une heure avant de reprendre la descente. Le lendemain matin, pas tout à fait remis de notre ascension de la veille, nous reprenons la marche et cahin-caha, arrivons au pied du Kili, notre point de départ. Nous sommes « cuits, rôtis, épuisés » mais heureux d'avoir relevé ce défi sportif ! Longtemps nous nous souviendrons de cette ascension, fiers d'avoir atteint le plus haut sommet de l'Afrique, mais pas vraiment prêts à le refaire …en tout cas pas tout de suite !

 

Moshi

A Moshi, nous espérons retrouver Amélie en pleine forme. Il n'en est rien.... Son mal de dos n'a fait qu'empirer Pourtant, elle est restée sagement allongée pendant une semaine, résistant à l'envie d'aller faire un petit tour à l'hôpital pour y donner un coup de main ; elle s'est faite très bien soignée par Gaétane et chouchoutée par les sœurs.... qui lui ont fait découvrir les plats locaux délicieux (le riz aux bananes, vous connaissez, non ? Eh bien c'est vraiment trop bon !!!!), qui lui interdisaient de faire quoique ce soit et qui la couvaient comme des grands-mères attentionnées !!!! Gaétane a diagnostiqué une sciatique mais manifestement celle-là résiste à tous les traitements, même aux intra-musculaires..... Amélie a bien mal, et ne supporte que la position allongée.... super pratique !!!!

L'équipe au complet quitte Moshi, direction Dar-El-Salam. Sur le chemin, nous nous arrêtons dans un petit village situé au beau milieu d'un paysage magnifique.

Personne ici ne parle un mot d'anglais, pas même hello, ni yes ou no! Pas un mot. C'est la première fois que cela nous arrive et cela donne lieu à de nombreux fous rires. La communication ne passe que par des gestes et des mimiques... nous devenons des pros des mimes... comme Charlot, notre héros ! Ceci étant, ça n'est pas si simple de faire comprendre notre intention d'offrir une séance de cinéma ! Heureusement, nous avons des photos des précédentes représentations.... et les photos parlent d'elles même ; au large sourire qu'affiche le chef du village, nous sommes ravis, le message semble reçu !

 

Après de chaleureuses tapes dans le dos, poignées de mains, et nombreux «  Karibu » (bienvenue) l'équipe Ciné Rêve accomplit avec joie une énième fois sa mission...

 

Le lendemain, nous arrivons à Dar-El-Salam où nous retrouvons Mickaël, expatrié français qui travaille pour Sogea Satom (Vinci). Il nous accueille majestueusement dans sa belle et grande baraque. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, il a réussi à avoir un RDV chez un médecin français pour Amélie et à dégoter un super garagiste qui va nous ressouder la carrosserie de la voiture qui a bien souffert des trous et des bosses de certaines pistes pourries (comme le dos d'Amélie d'ailleurs !) et qui menaçait de nous jouer un sale tour !

Merci Mickaël pour ton accueil et ta débrouille ! Nous avons vraiment apprécié notre passage chez toi : ta gentillesse, ta disponibilité, les pizzas, le resto où tu nous a emmenés, tous tes conseils, les contacts que tu nous as donnés pour la suite de notre trajet et aussi......ta machine à laver !!!! D'ailleurs, merci beaucoup d'avoir supporté stoïquement tout notre bazar et notre linge qui séchait partout chez toi !!!!!

 

Zanzibar

Nous quittons Dar-El-Salam pour Zanzibar ; la traversée se fera en ferry, histoire de nous rappeler qu'il existe d'autres moyens de locomotion que la voiture ou la moto....!!! Nous y passons le week-end afin de nous « reposer » un peu du Kili et de profiter des plages mythiques de cette petite île.

 Nous logeons chez Sergio, un ami de Mickaël. Par contre, nous sommes très déçus car nous ne pourrons pas faire deux des projections qui étaient prévues à Zanzibar : les formalités pour faire rentrer une auto ou du matériel sur l'île sont très longues et très onéreuses.... nous avons donc dû renoncer !

C'est de Zanzibar qu'Amélie se fera rapatrier pour la France. Elle suit sagement et raisonnablement le conseil du médecin de Dar.... Le rapatriement se fera en business... le foie gras et le champagne aidant un peu à faire passer la grosse déception de devoir quitter l'équipe, l'Afrique et ce super périple. Nous espérons fort qu'elle nous reviendra rétablie dans 15 jours ! Amélie, on compte sur toi! Soigne toi bien, sans toi l'aventure n'est plus la même...

  

Mbeya

Après cette petite pause à Zanzibar, nous reprenons la route vers Mboya. Le soir nous nous arrêtons dans un village massaï où nous proposons une projection. Le village est envahi par les mouches. Nous ne voyons même plus les yeux des enfants tellement il y a des mouches sur leurs visages. Mis à part ce petit détail, l'endroit est sympathique. Les habitants sont chaleureux : ils nous offrent une natte pour que l'on s'assoient et nous apportent du lait de vache tout chaud! Pour les Parisiens que nous sommes, cela change de Lactel et a un peu le goût de bouse de vache mais cela va sans dire, nous le buvons jusqu'à la dernière goutte!

 

Nous retiendrons de notre passage en Tanzanie, l'accueil chaleureux et fraternel des Tanzaniens qui sont vraiment très gentils et très paisibles, l'ascension épique du Kilimanjaro, notre joie d'avoir relevé ce défi sportif, les projections que nous avons encore pu faire et la joie des spectateurs et enfin notre déception de voir Amélie partir.... mais l'aventure continue, il reste un bon mois devant nous !

L'équipe Ciné-Rêve est actuellement au Malawi, pays magnifique... où elle a déjà pu réaliser bon nombre de projections... Pendant ce temps-là, Amélie se fait faire des infiltrations en France et essaye d'accélérer sa convalescence pour retrouver au plus vite l'Afrique.... mais tout ça sera l'objet du prochain billet

Un grand merci pour tous vos messages, vous n'imaginez pas à quel point ça nous fait plaisir de vous lire du fin fond de l'Afrique ! N'hésitez pas à laisser vos remarques et commentaires pour nous aider à améliorer ce blog !

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